La SACEM, l’ennemie des artistes

J’ai retrouvé ceci en nettoyant mon inbox :

Nous sommes heureux de pouvoir vous donner des nouvelles au sujet du procès contre la SACEM dont le délibéré a eu lieu le 10 Mars 2009.

ADIPOCERE a été acquitté sur presque l’intégralité du dossier ! Nous devons payé à la SACEM uniquement 278.08 Euros (et non 24278 Euros qu’ils nous réclamait !) pour une poignée de CD Russe apparemment illégaux et détruit depuis (ce sont les CD regroupant souvent 2 Albums sur 1 seul CD, avec 2 pochettes devant). Tous les autres CD sous licence Russe ont donc été jugés légaux comme on l’a toujours déclaré. Le Procureur de la République a également levé ce jour les scellés sur les environ 15000 CD saisis (donc plein de nos Productions et les CD Russes). Donc nous allons pouvoir de suite remettre tous ces CD en vente tout à fait légalement.

Un grand merci à toutes les personnes nous ayant toujours soutenu (y compris des groupes que nous avions produits et dont les CD avaient été saisis comme FURIA, ELLIPSIS, BEYON-d-LUSION) durant ces presques 2
années assez pénibles, et désolé pour tous ceux qui en ont profité pour nous vomir dessus sur divers forums. La vérité est enfin sortie, alors faites là circuler !

Si je comprends bien, la police a saisi 15000 CDs pour quelques CDs distribués par Adipocère. Bref, si les CDs étaient illégaux, c’était même pas leur faute. La SACEM voulait-elle vraiment protéger les artistes, ou plutôt embêter un label indépendant un peu trop dérangeant ? En plus, Adipocère n’est pas qu’un distributeur, c’est aussi un producteur ; à priori, pas le genre à faire dans la transgression de copyright.

On voit aussi toute l’illégitimité des saisies de la police : pendant deux ans, Adipocère et ses artistes saisis ont été privés de revenus. Est-ce que la SACEM ou la police remboursera le préjudice subi ? Comme d’habitude, non. Certains diront qu’ils ont eu de la chance que la police daigne leur rendre quoi que ce soit.

Dans un monde libre, dans le cas où la police aurai saisi par erreur, elle devrait être condamnée à rembourser le préjudice subi. Car il n’y aurait dans ce cas aucune différence avec un vol ; être de la police ce n’est pas être au dessus du Droit.

Payer les pirates ?

A voir toutes les études sérieuses (en tout cas bien plus sérieuses que celles sorties par les majors de l’industrie musicale), le piratage ne cause pas la baisse des ventes de CD, et même selon certaines il apporterait de nouveaux clients.

Alors, ça ne serait pas les pirates qui devraient demander des comptes aux maisons de disque plutôt qu’être condamnés payer à des sommes complètement disproportionnées ?

Enfin, il y a évidemment une subtilité : ce sont surtout les maisons de disque indépendantes qui profitent de la publicité faite par le piratage, pas les majors avec leur musique de mauvaise qualité. On comprend donc pourquoi Internet est vite devenu l’ennemi n°1.

La lutte contre le piratage n’embête que les consommateurs

Avec la loi HADOPI, contourner des DRM (le truc qui fait que quand on achète quelque chose on n’en est même plus propriétaire ; tout changement de matériel ou réinstallation d’OS peut rendre tout vos fichiers DRMisés illisibles par exemple) devient définitivement illégal.

Ce qui veut dire que lire un DVD sous Linux est illégal. Donc si j’achète gentiment un DVD je suis quand même passible d’aller en prison. Pourquoi je me ferai chier à acheter un DVD si c’est pour en plus me faire insulter (la vidéo qu’on peut pas passer au début qui dit le le piratage tue des bébés phoques) ?

Là encore, autant préférer le plus simple : le piratage. Même s’il était payant il serait toujours plus intéressant… ça démontre le niveau d’incompétence des responsables de l’industrie “culturelle”.

Rappelons que la loi a été votée par uniquement 16 personnes (10 députés corrompus – pléonasme – étant pour). La France n’est même plus une démocratie.

Mise à jour : La loi est rejetée, à 21 contre 15. Vu le faible nombre dans les deux cas, on se dit que le résultats de ces deux votes sont le simple fruit du hasard.

Balls.CD

One of my favorite sources of music is being endangered by a take-down order sent by their local MAFIAA to their host. However, as they stated on their website as the news got out:

  • The MAFIAA has no legal basis, it’s just scare tactics.
  • Their host is not scared and will not comply (unless they have a court order, of course). Many hosts in the past were quickly intimated or bribed by the intellectual “property” police.
  • They run very frequent backups, to various locations in the world.
  • They have an idle server in an undisclosed location, twice as more powerful, just waiting in case of a police raid. Which would mean almost zero downtime, and a another waste of taxpayers’ money.1

The administrators who run these kind of websites – and I’m not only talking about piracy -, they are true modern heroes with big fucking balls. Thank you, guys.
And each time one of them is taken down, new ones, better, tougher, will emerge.

  1. Don’t think you pay for anti-piracy? Learn about “operation fastlink” and the other similar ones []